Parvedy en premier plan et Audrey en retrait. Ici représentant les danseuses de la courtisane Chandramuki, elles évoluent sur une chorégraphie de Kathak danse classique du Nord de l'Inde.
Cette danse ayant subi des influences musulmanes avec l'invasions des Moghols en Inde, le costume diffère complètement des autres costumes de danse classique.
Alors que les costumes de Baratha Nathyam, d'Odissi, de Kutchipudi, de Mohini Attam ou de Manipuri, ont plusieurs éléments en commun (plissés sur le devant ou le côté, tioli baskine...etc), le costume de Kathak lui comprend:
un tioli trois quart ne laissant pas paraître le ventre, une grande jupe godée portée sur un pantalon fuseauté (thuse recouvrant les jambes puisque les musulmanes portent des thuses sous tous leurs vêtements) et un large voile (honi) d'organza drapé différement selon les régions.
La jupe est godée et large afin de donner volupté et grâce aux nombreuses pirouettes que doit effectuer la danseuse. Une position semi-assise est la position de base pour les autres danses classiques pour le Kathak la danseuse doit demeurer debout et tourne plusieurs fois sur elle-même. Les mouvements rotatifs des mains et des poignets, se veulent souples et lancinants au contraire des autres styles classiques.
Le Kathak et l'Odissi représente la séduction par excellence, c'est pour cette raison qu'aux temps des Rois et des Sultans ces styles étaient employés dans les kothar (maisons de courtisanes ou harem du Roi).
Les danseuses alors avaient pour but de séduire les hommes les plus riches et de partager avec eux les 64 secrets de l'amour. Ces pratiques ont valu aux danseuses d'avoir, à cette époque une mauvaise réputation sociale.
Ce n'est qu'à la fin du XIXème siècle que plusieurs defenseurs de l'art dont RUKMINIDEVI ARUNDALE, ont pu rétablir la valeur et le statut de la danse.